Pépinière du Palais, c'est une pépinière de poche au bord du Palais, en Haute-Saintonge, au cœur d'un site Natura 2000. Peu de surface, des pieds mères, du temps et des mains : tout ce que nous vendons a grandi ici.
Le lieu
Une vallée boisée au bord du Palais. Aux chênes s'ajoutent les hêtres, les aulnes glutineux (les vergnes, comme on dit ici), les acacias et les prunelliers. L'eau n'est jamais loin : là où elle affleure poussent les joncs et la menthe aquatique. Ici, on plante sans rien bouleverser : un trou, un plant, et le reste du terrain demeure intact.
De la bouture au plant
Chaque espèce a sa façon de se multiplier, et nous suivons la sienne :
drageons pour les framboisiers et les noisetiers : une repousse levée à la bêche, avec son bout de racine ;
marcotte de pointe pour les ronces sans épines : la tige touche le sol et s'enracine seule ;
boutures de bois aoûté, en fin d'hiver ou au printemps, et marcottes naturelles pour les figuiers ;
boutures pour le thym.
Une bouture de figuier reste quelques mois en pot. Les plants en racines nues grandissent jusqu'à deux ans en pleine terre et partent de novembre à mars, hors gel.
Les pieds mères
Plantés en novembre 2025 : 20 noisetiers, 15 figuiers, 10 vignes, des framboisiers de 4 ou 5 variétés, des ronces sans épines et du thym. Environ 3 m entre deux pieds de la même espèce, jamais plus de 6 m entre deux espèces.
Fait ici, avec ce qu'il y a ici
Notre terreau naît du terrain : feuilles et branchettes d'essences variées, restes du potager, fumier du poulailler, terre fine des taupinières et terre de surface. Il mûrit sur place, en tas. Nos pots viennent tous d'une ancienne pépinière : rien d'acheté, tout réemployé. Rapportez vos pots vides, ils resserviront.
Des planches vivantes
80 cm à 1 mètre de large, 3 à 9 mètres de long, encadrées de rondins. Chaque planche est un écosystème : les herbes sauvages poussent jusqu'au printemps, arrachées à la main, laissées sur place. Le sol se nourrit de lui-même.
Nourrir le sol, pas la plante
Beaucoup de paillage. Le seul apport venu d'ailleurs est le fumier de cheval, chargé en remorque à cinq minutes d'ici. Dans un an ou deux, le sol se suffira à lui-même.
Une pépinière qui commence
Nos pieds mères ont été plantés en novembre 2025, juste avant un premier été de fortes canicules. Ils s'installent : les multiplications en nombre viendront d'ici deux à trois ans. D'ici là, nous proposons de petites séries. Ce qui est prêt est marqué « disponible », le reste « bientôt ». La suite se racontera dans les Carnets du Palais.